Vermeer et les scènes de genre

Vermeer et ses petits secrets…

Vermeer aurait-il utilisé un principe optique pour réaliser ses scènes de genre ? 7 mars 2010

Des raisons à la précision de ses œuvres d’intérieur :

Selon un essai de Philip Steadman, Vermeer’s camera, publié en mars 2001, la précision obtenue dans les scènes de genre serait peut-être due à l’utilisation de la camera obscura, une chambre noire, ancêtre de la photographie dont se servaient beaucoup les peintres des XVIIe et XIXème siècles pour reproduire leur sujet avec plus d’exactitude. Il aurait été alors un précurseur dans le recours à cette technique, mais aucune source actuelle ne nous permet de le confirmer. En effet, Philip Steadman précise lui-même que Vermeer pourrait avoir eu recours à d’autres techniques proches du voile albertien. Le site de la BBC (en anglais bien sûr !) résume la thèse de Steadman avec des images explicatives.

Allan A. Mills a approfondit le problème , dans Vermeer and the Camera Obscura : Some Practical considerations en exposant des expériences faites avec des lentilles optiques afin d’expliquer qu’il n’aurai pas été possible pour Vermeer de peindre ces scènes d’intérieur sans l’aide d’un moyen optique tel que la camera Obscura. Il s’en serai servit pour les croquis et les effets de la lumière rendus en reproduisant les défaut de la lentille de la camera obscura. Cet essai est également cité comme source dans le site appelé essentialvermeer.com* qui est l’outil essentiel d’internet pour explorer toutes les facettes de sa vie et qui traite donc aussi de cette question. Phillip Steadman fait un Commentaire de l’essai


Chaque théorie se met d’accord sur plusieurs points :

1. Les points forts de lumière seraient des représentations de sources lumineuses non visibles à l’œil nu. Cet élément reste à nuancer puisque lorsque nous observons toutes les œuvres de Vermeer, la technique du pointillé est récurrente, des touches de couleurs claires sont disposées à la lumière pour les mettre en valeur.

2. Il existerait des évidences aussi en observant La Dame au chapeau rouge (vers 1665, Huile sur panneau, 22,8 X 18 cm, Washington, National Gallery of Art). Si nous observons un élément récurent de Vermeer des têtes de lion qui ornent les pommeaux des montants de la chaise et une photographie volontairement imprécise, nous pouvons supposer l’imitation de la part de Vermeer de la focalisation de l’œil vue par un objectif.

La Dame au chapeau rouge, vers 1665

3. Les dimensions de certaines œuvres correspondraient à l’ordre de grandeur des boites photographiques. Philip Steadman a testé l’hypothèse que les images projetées dans la salle ont les mêmes dimensions que les toiles de Vermeer.


Vous pouvez également regarder cette courte vidéo explicative du sujet:

AIE ! tout est en anglais, si vous avez des difficultés, Google Traduction pourra sans doute vous être utile !

 

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