Vermeer et les scènes de genre

Vermeer et ses petits secrets…

A propos de la Pinacothèque… Analyse du tableau de Vermeer exposé 8 mars 2010

La Pinacothèque de Paris, en association avec le Rijksmuseum à Amsterdam, proposa une exposition du 7 octobre 2009 au 7 février 2010 sur L’age d’or Hollandais : De Rembrandt à Vermeer.  Les critiques ont notamment souligné le manque d’œuvres consacrées aux deux artistes mentionnés.

Un tableau de Vermeer était en effet exposé : celui de La Lettre d’amour 1669-1670. Il s’inscrit nettement dans la lignée des scènes de genre, de la vie quotidienne. Dans ce tableau nous avons deux femmes : nous supposons la maitresse de maison et sa servante qui vient de lui apporter une lettre.

Vermeer peint l’instantané puisqu’on a l’impression que la maitresse de maison, parée d’un riche vêtement jaune et d’hermine, vient de s’arrêter de jouer et regarde avec surprise sa servante qui sourit (devinant peut-être l’expéditeur de la lettre, un prétendant?). Le peintre nous introduit dans l’intérieur de cette maison, nous fait assister à un moment intime, que nous n’aurions pas du voir! Nous sommes les spectateurs impromptus de cette scène.

Le peintre nous arrête devant cette porte et nous tombons sur ces deux femmes qui échangent un regard lourd de sens. Il nous laisse entrevoir ce moment, notamment avec l’encadrement de la porte qui guide notre regard vers les deux femmes. Le rideau placé au-dessus de la porte n’est pas innocent : il ramène notre regard vers les deux personnages. L’angle de la cheminée accentue encore plus l’effet du rideau.

Cet effet d’intrusion dans le quotidien de cette maison est dû notamment à la place que Vermeer nous donne dans l’œuvre. Nous ne sommes pas dans la même pièce que les deux femmes. La notre est plongée dans l’obscurité tandis que la leur comporte une fenêtre (la lumière vient de gauche, caractéristique des œuvres de Vermeer). La lumière est posée sur elles et fait ressortir les éléments blancs du tableau comme l’hermine, le tissu qui couvre la tête de la servante, le linge dans le panier, certaines dalles du sol… L’artiste utilise la lumière pour guider notre regard.

Vermeer nous représente le moment : on imagine la servante s’arrêter dans son travail (peut-être était-elle en train de faire le ménage, on le voit à son chiffon à la main et au balais dépassant dans l’encadrement de la porte), aller chercher la lettre et l’artiste nous peint la suite.

→D’autres blogs se sont intéressés à « l’énigme Vermeer »… Si vous voulez essayer de percer le mystère, sur le blog « andthebox » de vferretlevet3 , cliquez ici.

→Le blog de deux amateurs d’art Myriam & Philippe, consacre 3 posts à cette exposition : le voici !

→ Pour plus d’informations sur l’exposition, vous pouvez consulter le site de pinacothèque.

 

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